Combo à l’Hortus
- Romane

- 25 juin 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 juin 2020
Départ de Castries avec nos vélos chargés de notre matériel de grimpe. Nous sommes 2 cette fois-ci : Baptiste et moi-même, Romane. Nous commençons à pédaler, direction une falaise que nous connaissons de vue mais où nos chaussons n’ont jamais ne serait-ce qu’effleuré le rocher. L'approche à vélo est assez tranquille puisque nous passons par des routes secondaires durant quasiment tout le trajet. Ce trajet, parlons-en. Il y a 25 kilomètres pour aller jusqu’au pied de la falaise et, heureusement, pas de gros dénivelés, seulement des routes vallonnées.

Départ de Castrie en vélo
Nous ne sommes pas dans les Alpes cette fois-ci mais dans les alentours de Montpellier. L’Hortus, la falaise vers laquelle nous nous dirigeons fait environ 500 m de haut et est orientée plein sud avec une vue spectaculaire sur le Pic Saint-Loup et l'arrière-pays montpelliérain. Le soleil y tape tellement fort que la meilleure saison pour y grimper est l'hiver. C’est à cette même période qu’aux alentours de 17h, à la tombée du jour, la falaise devient toute rose. Nous y allons donc avec pour objectif une voie s’appelant la voie des Plombiers (petit clin d’œil par chez nous car elle se trouve dans le secteur des Grenoblois).

Vue de l'Hortus, avant le début de la montée finale
Après avoir pédalé pendant presque 1h30, nous arrivons au bout de la route et nous cherchons un endroit pour déposer nos vélos. Nous les laissons accrochés à un arbre sur le bord du chemin et nous continuons à pied. De là, nous marchons durant une dizaine de minutes pour arriver au départ de la voie. La falaise est déjà en plein soleil et même si nous sommes au mois de novembre, il fait chaud. Nous enfilons nos baudriers, délovons notre corde rose puis nous attaquons la voie. Comme d’habitude Baptiste part en premier. Malgré le fait qu’il soit en forme ces derniers temps, il a un peu du mal à se mettre dans le style de la voie mais après quelques hésitations sur la trajectoire à prendre, il arrive au relais.
C’est donc à mon tour. J’appréhende un peu car la longueur me semble impressionnante mais je me dis que cela va aller car c’est seulement du 5c et que ça n’est pas la longueur difficile de la voie. Je commence donc à grimper. Je suis épuisée dès les premiers mouvements. L'escalade est verticale voire légèrement déversante. Je sens mes épaules et mes bras qui forcent et mon sac qui me tire en arrière. En effet, il n'est pas si léger que ça, car, étant en novembre, nous avions pris de quoi nous couvrir pour résister à la fraîcheur matinale, lors de l'approche à vélo. Je comprends donc dès le départ que cela va être dur d’arriver jusqu’en haut aujourd’hui. Je n’arrête pas de me poser dans la corde car mes bras ne me tiennent plus.

Moi pendouillant au bout de la corde
Je réussis tant bien que mal à me hisser jusqu’à la dernière dégaine et c’est là que je me rends compte de la traversée de 5 m que je vais devoir faire pour atteindre le relais. Je suis prise d’une petite crise de panique… Baptiste me propose alors de faire venir mon sac afin d’être plus légère, j’accepte. Une fois l’étape de la tyrolienne de mon sac passée, c’est donc à moi d’y aller. Je défais la dégaine et commence la traversée. En 30 secondes je suis au relais avec Baptiste. Ce n’était pas si dur finalement ! Une fois en haut de cette première longueur nous réfléchissons à tout ce qui vient de se passer. Après un moment, nous décidons de rebrousser chemin. Baptiste voit bien que je n’en peux plus et que, si nous continuons, non seulement nous finirons dans la nuit, vu mon rythme mais en plus, nous n’arriverons certainement pas à rentrer à vélo. Nous tirons donc un rappel et nous redescendons bredouille. Je suis légèrement déçue mais je suis aussi soulagée que cela soit fini.
Pour être exact, ce n'est pas tout à fait fini car il reste le retour à vélo à faire. Mais, à ma grande surprise, pédaler est beaucoup plus facile qu'à l’aller. Les paysages sont encore plus beaux car ils sont éclairés par le soleil couchant. J’apprécie vraiment ce moment. J'arrive à Castries en fin d’après-midi bien fatiguée. Je suis aussi un peu déçue, mais j’ai tellement mal aux jambes et tellement envie de dormir que cela cache ma déception.
En tout cas, pour l’instant l’Horus reste inaccessible mais ce qui est certain c’est que nous y retournerons (après avoir fait quelques entraînements pour moi).
Voici la vidéo de notre micro-aventure à l'Hortus :
Romane

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